La coopération culturelle au centre de la concentration francophone

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III. INSTITUTIONNALISATION FRANCOPHONE

III.1. PRESENCE FRANCOPHONE ET INITIATIVES CIVILES

III.2.2. La coopération culturelle au centre de la concentration francophone

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développer de façon internationale, et s’opposer, sans heurter, à la bête noire, l’influence anglophone dans le monde et sa domination économique. A tous ces égards, la déclaration du président indépendantiste tunisien manifeste l’essentiel des préoccupations et des objectifs de la francophonie : « Par -delà les distances et les mers, une vingtaine de peuples peuvent, grâce à l'usage d'une même langue, le français, mieux se connaître et prendre chaque jour davantage conscience de ce qui les rapproche. Il leur appartient désormais de consolider les liens qui les unissent, de développer leurs échanges et de renforcer leur solidarité en organisant entre eux une coopération aussi large que possible ».

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Fonds Multilatéral Unique alimenté par les Etats. En dehors du rôle logistique de l’Agence, celle-ci a un rôle technique en développant des missions techniques ou technologiques dans les pays membres. La création de l’Agence correspond à une volonté politique de développer un réseau francophone qui soit centralisé suivant deux axes. Un premier événement regroupe les Chefs d’Etat et de Gouvernements dont l’Agence est l’expression de l’union et de la collaboration. Un deuxième axe regroupe les différents opérateurs de la francophonie qui dépendent théoriquement de la direction centralisée de l’Agence de Coopération. Ainsi, l’Agence intergouvernementale se trouve à la croisée des chemins constitués par les réseaux politiques gouvernementaux et les réseaux formés par les associations francophones techniques ou éducatives. Elle sert de lien entre les deux secteurs d’activités sociales : celui des associations politiques et celui des associations civiles (c’est le cas de l’association universitaire francophone, par exemple). Ce regroupement et ce chapeautage administratif et hiérarchique de l’Agence sur ce monde civil francophone absorbé permet de mettre à la disposition des gouvernements les possibilités structurelles et scientifiques des associations qui se démarquaient jusqu’aux années quatre-vingt dix (période de la phase d’absorption des opérateurs lors des Sommets francophones) de l’appartenance gouvernementale. Il s’agit d’un mouvement de politisation du réseau francophone, politisation à laquelle les pressions fédéralistes québécoises ainsi qu’indépendantistes et nationalistes africaines ne sont pas étrangères.

Cet accaparement d’espace et de structures leur permet en partie d’exister sur la scène internationale.

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Tableau n° 3 : récapitulatif des Etats adhérant à la francophonie (sauf France) :

Langues officielles Pays Adhésion Nb. francophones * Pop. totale ** % Belgique 1970 4 000 000 4 500 000 88,89

Bénin - 500 000 580 000 86,21

Burkina-Faso - 700 000 10 500 000 6,67

Burundi - 170 000 6 500 000 2,62

Cameroun 1993 250 000 14 000 000 1,79

Congo 1981 850 000 2 710 000 31,37

Rép. du Congo 1977 nc 4 680 000 nc

Côte d’Ivoire 1970 4 000 000 14 300 000 27,97

Gabon - 400 000 1 200 000 33,33

Guinée 1981 360 000 7 000 000 5,14

Luxembourg 1970 400 000 450 000 88,89

Mali 1990 1 100 000 10 300 000 10,68

Monaco 1970 30 000 32 000 93,75

Niger - 200 000 23 000 000 0,87

Tchad - 200 000 7 200 000 2,78

français

Togo - 700 000 4 500 000 15,56

et anglais Canada - 6 700 000 30 300 000 22,11

et sango Centre Afrique 1973 420 000 3 500 000 12,00

et arabe Sénégal - 790 000 8 800 000 8,98

- Comores 1977 450 000 520 000 86,54

- Djibouti - 30 000 640 000 4,69

et créole Haïti 1970 1 000 000 7 500 000 13,33

et malgache Madagascar - 90 000 14 500 000 0,62

anglais et kinyarwanda Rwanda - 175 000 8 000 000 2,19 allemand et italien Suisse 1996 1 500 000 7 100 000 21,13 anglais et bichlamar Vanuatu 1970 53 000 180 000 29,44

Dominique 1979 1 500 80 000 1,88

Anglais

Maurice 1970 165 000 1 150 000 14,35

et créole Sainte-Lucie 1981 2 500 160 000 1,56

- Seychelles 1976 5 000 80 000 6,25

Egypte 1973 220 000 60 350 000 0,36

Liban - 800 000 4 200 000 19,05

Maroc 1981 4 650 000 27 500 000 16,91 Mauritanie 1980 130 000 2 500 000 5,20

arabe

Tunisie 1970 2 500 000 9 300 000 26,88

Bulgare Bulgarie 1991 100 000 8 350 000 1,20

Espagnol Guinée -Eq 1989 5 000 420 000 1,19

Khmer Cambodge 1993 20 000 10 500 000 0,19

Lao Laos 1991 4 000 4 900 000 0,08

Cap Vert 1996 5 000 400 000 1,25

Guinée-Bissau 1979 1 000 1 200 000 0,08 Portugais

Tomé-et-Pr 1995 nc 13 500 nc

Moldavie 1996 nc nc nc

Roumain Roumanie 1993 1 000 000 23 000 000 4,35

vietnamien Vietnam 1970 100 000 78 000 000 0,13

* (approx.), H.C.F, 1997 ** 1998, estimations 1995 Moyenne de francophones 19,01

70 III.2.3. Les opérateurs directs

La véritable présence dans le monde de l’Agence Internationale de la Francophonie réside essentiellement dans ses réseaux (pour l’enseignement, municipaux, ministériels, télévisuels, documentaires, d’entreprenariat…) formés par les opérateurs directs de la francophonie que sont TV5, l’Agence Universitaire Francophone, la Conférence des Ministres Francophones (et ses conférences sectorielles), l’Association Internationale des Maires Francophones, et par les partenaires internationaux (les universités par exemple).

Ces organisations agissent dans le cadre directeur voté par les sommets des Chefs d’Etats et de Gouvernements ayant le français en partage, financées par le Fonds Multilatéral Unique et contrôlées par Le Comité International de Suivi :

• La Conférence Ministérielle de la Francophonie, premier opérateur direct de l’Agence de la francophonie, siège lors des Sommets et des conférences de l'Agence. Elle participe au Comité Intergouvernemental de Préparation des Sommets créé en 1989 (avec l’Agence Universitaire de la Francophonie et l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie) qui se réunit une fois par an.

La Conférence Ministérielle participe également au suivi (Comité Intergouvernemental de suivi créé en 1986) des décisions prises lors des Sommets. Pour assurer ce contrôle, tous les Etats ou les gouvernements membres sont représentés par leur ministre des Affaires étrangères (ou délégués)72. Au sein des Sommets, la Conférence Ministérielle participe aux décisions budgétaires sur le Fonds Multilatéral Unique. Les décisions sont adoptées suivant le principe du vote de la majorité des neuf dixièmes des membres votants. La Conférence des Ministères francophones organise des rencontres sectorielles telle la Conférence des Ministres de l’Enseignement et de la Recherche. Cette dernière, créée en 1960, est liée depuis le Sommet de Caillot en 1991, à la préparation des sommets.

Elle a un rôle consultatif et propose des projets à l’attention de l’Agence de la francophonie qui les soumet lors des sommets. Cette conférence sectorielle organise également des conférences, comme la Conférence des Ministres de

72 Cf. l’annexe 2, p.361 : La liste complète des participants à la Conférence des Ministres Francophones qui s’est tenue en septembre 1999, lors du Sommet de la Francophonie à Moncton (Canada).

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l’Education Nationale ou la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports. Depuis le Sommet de décembre 1993 à Abidjan, l’Agence de la Francophonie, la Conférence Ministérielle de l’enseignement et l’Agence Universitaire de la Francophonie sont associées pour réaliser des projets dans le domaine de l’enseignement.

• L'Assemblée Parlementaire de la Francophonie est composée des parlementaires de langue française. Elle a un rôle consultatif. Elle intervient auprès de la CMF et de la conférence des Chefs d'Etats et de Gouvernements lors des Sommets. Son action est de mener une réflexion sur le Droit, la Démocratie et l’Etat au sein de la communauté francophone. Fondée en 1979, l’association devenue Assemblée des Maires Francophones a un rôle consultatif et préparatoire aux Sommets des Chefs d’Etats et de Gouvernements. Son budget moyen annuel est de dix millions de francs français qui servent, entre autres, à la réalisation des principaux objectifs : la protection du patrimoine, la gestion des transports, la gestion des communications et la réhabilitation des centres-villes.

• L’Agence Universitaire de la Francophonie, l’ex-Agence des Universités Partiellement ou Entièrement de Langue Française a pour mission le développement de l’enseignement et de la recherche scientifique en langue française depuis sa création en 1961. L’Agence est présente dans quarante pays francophones, dans quatre cents établissements et trois cent quarante départements d’études françaises73. Elle développe l’apprentissage du français, l’équivalence des diplômes entre les universités francophones. L’agence universitaire oriente une partie de ses fonds aux financements de bourses d’études pour augmenter la mobilité des chercheurs dans l’ensemble francophone. Pour ce faire, l’Agence Universitaire de la Francophonie dispose d’un fonds international de coopération alimenté par le Fonds Multilatéral Unique. Elle dispose aussi d’un système de gestion des projets permettant leur suivi et d’un répertoire de quarante mille noms. L’Agence Universitaire de la Francophonie prend en charge l’équipement des universités francophones notamment celles du sud. Dans cette perspective, l’Agence développe un système

73 Répertoire 1997-1998, des établissements d’enseignement supérieur et de recherche membres de l’Aupelf-Uref, Aupelf-Uref, Bibliothèque nationale du Québec, Québec, 1998.

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de bases de données universitaires, en ligne, accessible via des centres Syfed-Refer situés dans chaque pays membre. Les Assemblées Générales se produisent tous les trois ans (Liban en 1998 et Canada en 2001). Comme opérateur, l’Agence Universitaire de la Francophonie est associée aux Comités de préparation et de suivi.

L’ensemble des opérateurs francophones n’intervient pas directement, ou peu, au Vietnam.

Leurs interventions et leurs actions particulières au Vietnam s’effectuent dans le cadre des manifestations internationales, c’est-à-dire, un cadre général de programmation du développement général de la Francophonie. Néanmoins parmi eux, l’Agence Universitaire et TV5 sont particulièrement implantées (suivant des stratégies précises) en Asie du Sud-Est et au Vietnam. Cette implantation revêt deux aspects différentiés :

• un aspect global au niveau de l’Asie qui correspond à une stratégie continentale de création d’un environnement médiatique francophone (comme outil linguistique et comme scène culturelle), c’est le cas de l’action développée par TV5 (p.86).

• un aspect localisé, qui favorise une implantation par la production d’un endémisme linguistique (p.248) : c’est le cas de l’Agence Universitaire Francophone à Huê.

Ces deux partenaires font l’objet d’une attention particulière. Ainsi nous nous dirigeons de l’environnement francophone asiatique (comme contexte de l’enquête) vers le fonctionnement universitaire francophone localement à Huê, (comme un des objets de la recherche). La francophonie regroupe également sous cette dénomination les activités d’une pluralité d’associations. Les associations des journalistes de presse en langue française, celles des instituteurs ou des artistes francophones. Il existe également un nombre croissant de relations (depuis les lois sur la décentralisation française) de coopération de ville à ville et de région à région, dont le dénombrement est inutile sans explication. Ainsi, pour inclure dans nos préoccupations ces actions de coopération [l’enseignement du français spécialisé, la restauration du patrimoine (et l’enseignement scientifique architectural), le développement de la coopération médicale, le tourisme…]

qui n’appartiennent pas directement à la francophonie intergouvernementale

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institutionnelle nous utiliserons l’enquête de terrain à Huê. La monographie des organisations francophones à Huê sera l’occasion de détailler ces différentes composantes francophones qui forment ce qui apparaît d’ores et déjà avec le détail de relations historiques et structurelles francophones préalables, un système de relations francophones complexes, qui localement forment des réseaux d’enseignement, de conservation du territoire, de mobilité internationale ou des réseaux politiques d’appropriation des organisations francophones (p.242). Partant des réseaux, les actions francophones de coopération culturelle reproduisent sur place leur structure en la modifiant localement pour s’adapter aux réalités locales de la vie vietnamienne et dans cette variabilité du global au local (qu’il soit vietnamien ou occidental) se dissimule le mouvement cognitif de cette enquête qui a posé comme liminaire les bases historiques de la francophonie internationale en relation avec le Vietnam. Cela, pour apprécier localement les variations politiques, les modifications structurelles et les reproductions historiques ou les dissensions idéologiques que connaît l’organisation de la francophonie dans son mouvement de construction vers l’Asie. Ce développement vers l’Asie, lorsque que nous en présentons l’organigramme complet enfin dévoilé (page suivante), montre une organisation centralisée, qui comme une pieuvre, ou une toile suivant l’expression préférée des acteurs francophones, se disperse internationalement dans les différents pays francophones dont le Vietnam. Dans ce déploiement, l’organisation francophone trouve des obstacles sur son chemin, des gênes internes provoqués par la pluralité d’opérateurs francophones abscons intégrés à l’organigramme francophone mais aussi des obstacles externes que sont le non endémisme du français en Asie en cours d’élaboration régionale et l’état politique complexe de la doctrine communiste des relations interculturelles au Vietnam. Cependant, ce schéma vertical de développement n’est pas l’unique modèle de développement culturel francophone. Il appartient en propre à la francophonie intergouvernementale qui domine dans l’espace francophone international par l’envergure de son action qui se mène sur trois aspects fondamentaux : l’enseignement scientifique du et en français, les débouchés économiques francophones locaux et internationaux et l’environnement francophone, notamment en Asie avec TV5. A côté de ce modèle coexistent d’autres développements francophones, d’autre types d’organisations, dont localement l’impact est autant et parfois plus visible et qui interviennent dans des secteurs d’activités particuliers. Leur organisation locale malléable prédomine dans leur implantation sur la définition de leur

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réseau international ou hiérarchique parfois réduit à sa plus simple expression. Ils supportent néanmoins des actions locales vastes (en thématiques de coopération et en aire géographique d’influence) et complexes (en termes de fonctionnement technique, pédagogique, documentaire, financier et politique). Il en est ainsi, à titre d’exemple, pour le réseau de coopération linguistique et éducative de l’Ambassade de France au Vietnam appuyé par les Centres de Français (bureaux locaux de coopération linguistique, éducative et diplomatique) à Huê où cette action constitue le principal mécanisme distributeur (p.182) et coordinateur des opérations culturelles francophones. Il en va de même pour la restauration du patrimoine ou la formation médicale dont la simplicité des structures hiérarchiques francophones occidentales cache un réseau complexe de relations et d’acteurs, localement à Huê (p.286), qui semble garantir la pérennité de son implantation.

Pourtant quels que soient les schémas de développement qui ont cours à Huê pour soutenir l’implantation et le fonctionnement des organisations francophones, tous ont un point commun, celui de se développer dans un environnement géographique, politique, économique et linguistique établi par les pays anglophones en Asie du Sud-Est. Dans cet environnement, l’enseignement du français est en repli et les pays francophones cherchent à dynamiser l’apprentissage en agissant dans l’environnement médiatique asiatique par le multimédia et l’organisation d’événements francophones à retentissements internationaux.

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Schéma n° 01 : structuration des organisations francophones internationales intergouvernementales en 2000 :

PNUD ONUDI UNESCO OUA

EU CEDEAO

ONU UIJPLF

-Union des Journalistes

de Presse en langue française

PAS Prg d'action et de soutien à la recherche PIR Programme pour la mobilité

FSI Fond spécial d'intervention PIC Programme

d'intérêt commun SIPA Sys gestion

répertoire (40 000 réf.) FICU Fonds Coopération Universitaire

Réseaux Institutionnels (asso. d'établ.

du sup.) Départements

338 adhérents Etudes Françaises

Universités 384 adhérentes

IFI Informatique

Ha Noi (Viêt Nam)

IFT Technologie Phnom Phenh

(Cambodge) IHEF Hautes Etudes

Sofia (Bulgarie)

IFE Entrepreneurait

IFMT Maladies Trop°

Vientiane (Laos) Instituts de la Francophonie

Afrique Ouest Dakar (Sénégal) Afrique Centrale Yaoundé (Cam.)

Amérique Nord Montréal (Canada)

Afriques Grands Lacs

Bujumbura (Burundi)

Caraïbes Port-au-Prince

(Haïti)

Europe Paris (France)

Europe Centrale-Orientale

Bucarest (Roumanie)

Monde Arabe Beyrouth

(Liban)

Océan Indien Antananarivo (Madagascar)

Asie Ha Noi (Viêt Nam)

Pacifique Sud Port-Vila (Vanuatu) Bureaux

de L'AUF

(10)

Europe Asie Afrique Amérique

du Nord Antennes

Locales SYFED et REFER AUF

et UREF Rectorat Conseils

AIMF Assemblée

Maires Francophones

AIPLF Assemblée Parlementaires Francophones

Conférences sectorielles (dont : Confemer) CMF Conférences

Ministres Francophone

CIP Depuis 1989

Tous pays Participants

CCC créé en 1987

Rôle consultatif

CIS Créé en 1986 9 représentants

Etats

Tous les Etats Participants FMU

Fonds Multilatéral

Unique

Observation Nations Unies

New-York (EU)

De Liaison Genève (Suisse)

Relation Avec la CE

Bruxelles (Belgique)

BRAC Afrique Centre

Libreville (Gabon)

BRAO Afrique Ouest

Lomé (Togo)

BRAP Asie-Pacifique

Ha Noi (Viêt Nam) Bureaux

Régionaux Les Bureaux

de l'Agence Francophone

Coopération Economqiue _____

Coopération Juridique Judiciaire _____

Coopération Culturelle

_____

Programme

&

Evaluation _____

Formation Technique _____

Langue Ecrit _____

Ressources Humaines _____

Budget _____

Cinéma Média _____

Développ°

Solidarité Les Directions

de l'Agence Francophone

IEPF Québec (Canada)

INTIF Bordeaux

(France) Les Instituts

de l'Agence Francophone AIF, Ex-Acct

1970, Niamey 47 membres Siége : Paris

TV5 Québec

1988

TV5 Afrique

TV5 ASIE 1997

TV5 USA 1997

TV5 Orient 1998 TV5 Paternaires

RFI CAMEF CPF(1991)

Conseil Permanent Francophonie Sommet Depuis 1986 49 membres Moncton, 1999

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C H A P I T R E 2 : D E V E L O P P E M E N T S F R A N C O P H O N E S V E R S L ’ A S I E

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