COMITÉ CONSULTATIF INTERNATIONAL DU COTON L E MARCHÉ INTERNATIONAL DU COTON :

Dans le document ORGANISATION MONDIALE (Page 77-88)

SÉANCE V: SÉANCE DE CLÔTURE Président: Secrétariat de l'OMC

COMITÉ CONSULTATIF INTERNATIONAL DU COTON L E MARCHÉ INTERNATIONAL DU COTON :

PERSPECTIVES À LONG TERME

Carlos A. Valderrama Becerra Chef économiste

Introduction

Le marché mondial du coton a connu des changements spectaculaires au cours des cinq dernières décennies. La consommation de ce produit a plus que doublé, passant de 7,6 millions de tonnes en 1950/51 à 18,5 millions en 1998/99. La transformation industrielle de la fibre de coton s'est rapidement concentrée dans les pays en développement. Si, en 1950/51, 28 pour cent de la consommation de coton des filatures étaient imputables aux pays en développement, en 1998, la part de ces pays avait atteint 77 pour cent. La production de coton a progressé parallèlement à la consommation, sous l'effet de l'amélioration des rendements et de la marge de fluctuations relativement étroite des superficies consacrées au coton, qui se situent entre 28 et 36 millions d'hectares.

Ces quatre dernières années, la consommation de coton a progressé de 2,7 millions de tonnes, soit une augmentation moyenne de 3,4 pour cent par an, après avoir stagné pendant dix ans aux alentours de 18,5 millions de tonnes. Cette progression rapide n'a d'équivalent qu'au début des années 80 et résulte principalement de la faiblesse des prix du coton par rapport à ceux des fibres concurrentes. Dans les sept années à venir, la consommation de coton devrait croître à un rythme annuel de 1,2 pour cent. En dépit de la faiblesse des prix, la production mondiale de ce produit a atteint le chiffre record de 21,5 millions de tonnes en 2001/02 et elle devrait maintenir un rythme de croissance équivalent à celui de la consommation au cours des sept prochaines années. Trois facteurs principaux ont contribué aux augmentations de la production de coton à partir du milieu des années 90: les nouvelles technologies, l'exploitation de nouvelles superficies consacrées à ce produit et les mesures gouvernementales. Ces facteurs devraient continuer à favoriser la production de coton au cours des sept prochaines années, sans pour autant que les stocks ne dépassent le volume élevé accumulé dans la seconde moitié des années 90. En conséquence, les stocks mondiaux qui, en moyenne, représentaient 52 pour cent de la consommation entre 1994/95 et 2000/01, devraient dans les sept prochaines années se situer en moyenne à 41 pour cent.

Un autre élément influant sur les prix est le commerce du coton brut entre la Chine continentale et le reste du monde. La Chine continentale est le plus gros producteur et consommateur de coton. La progression extrêmement rapide de la consommation des filatures de ce pays a été favorisée à la fin des années 90 par des stocks importants. Toutefois, avec l'épuisement des stocks, la puissante industrie textile chinoise a dû recourir ces deux dernières années à des importations de coton brut. On prévoit que les importations de ce produit en Chine continentale atteignent en moyenne 1 million de tonnes par an ces sept prochaines années, ce qui équivaut à 15 pour cent du commerce mondial du coton brut.

Les prix internationaux du coton, mesurés d'après l'indice Cotlook A, ont fléchi au cours du temps en raison de l'utilisation de méthodes de production plus efficientes. En moyenne, pendant les dix années qui ont précédé 1985/86, les prix internationaux du coton ont été de 75 cents la livre; entre 1985/86 et 1994/95 ils étaient de 70 cents la livre; et dans les huit années précédant 2002/03, ils se

sont chiffrés à 63 cents la livre. Pour les sept années à venir, ils devraient être de 60 cents la livre en moyenne.

La consommation finale de fibres textiles

La consommation mondiale de fibres textiles progresse à un rythme impressionnant depuis les années 50. De 7,6 millions de tonnes en 1950, elle est passée à 52 millions de tonnes en 2002. Si cette augmentation est imputable pour environ 50 pour cent à la croissance démographique, les 50 pour cent restants résultent de la progression du niveau des revenus par habitant, de la baisse des prix réels des textiles et de la concurrence entre les fibres qui fait que les fibres textiles ont été utilisés à de nouvelles fins. Toutefois, le rythme de croissance de la consommation textile s'est progressivement ralenti. Le taux de croissance annuel moyen de la consommation textile a été en effet de 3,7 pour cent dans les années 60, de 3,1 pour cent dans les années 70, de 2,5 pour cent dans les années 80 et de 2,7 pour cent dans les années 90. De fait, la croissance des deux principales variables économiques qui déterminent la consommation des textiles, à savoir le revenu et la population, s'est également ralentie.

Au cours des années 90, la consommation de fibres textiles dans les pays en développement a continué à progresser à un rythme supérieur à la moyenne mondiale, l'essentiel de cette progression se concentrant en Asie. En 1990, 28 pour cent de la consommation mondiale de fibres textiles a été le fait de cette région, dont la part est passée à 33,6 pour cent en 2002. L'augmentation de la part des autres régions en développement dans la consommation mondiale de fibres textiles au cours de la même période n'a pas été significative: de 3,8 à 4,2 pour cent au Moyen-Orient, de 6,2 à 7,3 pour cent en Amérique latine et aux Caraïbes et de 3 à 3,4 pour cent en Afrique. La part des pays industrialisés dans cette consommation n'a gagné qu'un seul point de pourcentage en 12 ans pour atteindre 46 pour cent en 2002. Ces augmentations dans les pays industriels et les pays en développement se sont produites au prix de diminutions en Europe orientale et dans l'ex-URSS, où la consommation de fibres textiles exprimée en pourcentage de la consommation mondiale est tombée de 14 à 5,6 pour cent entre 1990 et 2002.

Les projections à long terme du PIB mondial et de la croissance démographique laissent penser que la consommation mondiale de fibres textiles pourrait progresser à un rythme annuel moyen de 2,3 pour cent pendant les sept prochaines années et atteindre 62 millions de tonnes en 2010.

Contrairement à la consommation globale de fibres textiles, celle de coton au stade de l'utilisation finale a continué dans les années 90 à se concentrer rapidement dans les pays industrialisés et, pour l'essentiel, aux États-Unis et au Canada. Si ces pays ont compté pour 38 pour cent dans la consommation mondiale de coton en 1990 et 44 pour cent en 2002, la part des pays en développement est passée de 48 pour cent en 1990 à 52 pour cent en 2002. Quant à celle de l'Europe orientale et de l'ex-URSS, elle était de 14 pour cent en 1990 et de 4 pour cent en 2002.

Entre 1998 et 2002, la consommation mondiale de coton a augmenté de 2,6 millions de tonnes, soit une progression sur quatre ans qui n'avait pas eu d'équivalent depuis le début des années 80. Entre 1982 et 1988, la consommation mondiale de coton avait en effet augmenté de 4 millions de tonnes pour ensuite se stabiliser entre 1989 et 1997, oscillant autour de 18,5 millions de tonnes.

Sans aucun doute, les fortes augmentations de la consommation de coton depuis 1998 ont surtout résulté de la baisse des prix de ce produit. De fait, l'indice Cotlook A, pris comme mesure des prix internationaux du coton, a atteint en moyenne 54 cents par livre entre 1998 et 2002, fléchissant de façon quasi continue sur l'ensemble de la période. Par ailleurs, l'essentiel des ventes de coton a lieu entre octobre et décembre de chaque année, car c'est à cette époque que la production de l'hémisphère Nord, qui représente 90 pour cent de la production mondiale, est égrenée et commercialisée. Le prix moyen entre octobre et décembre pour les années 1998 à 2002 a été de 51 cents par livre. À l'opposé,

pendant la même période, les prix des polyesters sur le marché américain ont atteint 58 cents par livre et, aspect le plus important, ont enregistré une tendance à la hausse. En outre, les prix du polyester en Asie, région où l'essentiel du coton est transformé, ont également connu une tendance à la hausse.

Les prix de ce produit en Chine (Taiwan) sont, selon Cotlook Limited, passés de 37 cents la livre en 1998 à 43,4 cents la livre en 2001. Toujours dans ce pays, ces prix sont retombés à 39,5 cents la livre en 2002 et n'ont progressé à nouveau, pour atteindre 51 cents, qu'en avril 2003. Du fait de ces tendances, entre 1998 et 2002, le prix relatif moyen du coton a diminué de 30 pour cent par an.

La consommation mondiale de coton a atteint 21 millions de tonnes en 2003 et on prévoit qu'elle devrait augmenter à un rythme annuel moyen de 1,8 pour cent pour s'établir à 23,6 millions de tonnes en 2010. La part du coton sur le marché mondial des fibres textiles devrait par contre reculer de 39,7 pour cent en 2002 à 38 pour cent en 2010.

La consommation de coton des filatures

À l'image de la consommation finale, la consommation mondiale de coton des filatures a stagné au cours de la première moitié des années 90 – elle n'a progressé que de 0,6 pour cent entre 1990 et 1997 – mais elle a enregistré ensuite une augmentation rapide. Au début des années 90, la consommation de coton des filatures a fortement baissé en Europe orientale et dans l'ex-URSS, tombant de 2,5 millions de tonnes en 1990/91 à 730 000 tonnes en 1998/99, ce qui a neutralisé les gains enregistrés ailleurs dans le monde. À partir de 1998, elle a repris dans ce groupe de pays et s'est chiffrée à plus de 900 000 tonnes en 2002/03. Dans les pays industrialisés, la consommation de coton des filatures s'est maintenue aux environs de 4 millions de tonnes au début des années 90, mais elle diminue rapidement depuis 1998/99. À l'opposé, dans les pays en développement, cette même consommation a progressé à un rythme annuel de 2,9 pour cent au cours de la période de 12 ans qui s'est achevée en 2002/03. De ce fait, la transformation du coton est restée concentrée dans les pays en développement, dont la part dans la consommation mondiale des filatures est passée de 67 pour cent en 1990/91 à 83 pour cent en 2002/03, après avoir été de 46 pour cent en 1970/71 et de 60 pour cent en 1980/81.

Les baisses de la consommation de coton des filatures enregistrées entre 1990/91 et 1998/99 en Europe orientale et dans l'ex-URSS ont empêché la consommation mondiale de coton et de textiles de connaître une croissance supérieure au cours de la première moitié des années 90. En 1998/99, la consommation de coton des filatures de ce groupe de pays a été de moins d'un tiers du niveau atteint en 1990/91. Les importations des manufactures de coton ont compensé en partie la baisse de la consommation des filatures, mais la consommation finale de ce produit a enregistré des baisses similaires. Les très fortes contractions de la consommation des filatures et de la consommation finale en Europe orientale et dans l'ex-URSS au cours des années 90 s'explique par le ralentissement tout aussi spectaculaire de l'activité économique qui, à son tour, a entraîné une baisse des revenus. Selon des données du Fonds monétaire international, le PIB dans ce groupe de pays, a reculé chaque année entre 1990 et 1995, enregistrant un repli de -0,2 à -12 pour cent. Si la consommation de coton en Europe orientale et dans l'ex-URSS était restée à son niveau de 1989, le monde consommerait actuellement 22,8 millions de tonnes de coton.

La consommation de coton des filatures des pays industrialisés est passée de 3,2 millions de tonnes en 1980/81 à 3,9 millions de tonnes en 1990/91, a oscillé entre 3,9 et 4,1 millions de tonnes entre 1990/91 et 1997/98, puis a fortement baissé pour retomber à 2,8 millions de tonnes en 2002/03.

Cette baisse est le reflet de la concentration croissante de la transformation du coton dans les pays en développement au cours des cinq dernières décennies. Le coût élevé de la main-d'œuvre et l'augmentation de la concurrence des importations en provenance des pays en développement amènent les industries cotonnières de nombreux pays industrialisés à diminuer leur niveau de production depuis 1998/99.

La consommation de coton des filatures dans les pays en développement a progressé à un taux annuel de 3,9 pour cent, passant de 8,5 millions de tonnes en 1980/81 à 12,3 millions de tonnes en 1990/91. Au cours des sept premières années des années 90, cette consommation s'est ralentie et, avec un taux de croissance annuel moyen de 2,7 pour cent, a atteint 14,3 millions de tonnes en 1997/98, mais elle a repris de la vigueur à partir de 1998/99, et grâce à une progression annuelle moyenne de 5,5 pour cent, elle est passée à 17,5 millions de tonnes en 2002/03. L'essentiel de l'augmentation enregistrée depuis 1998 s'est produite en Chine continentale, mais d'importantes hausses ont également eu lieu au Pakistan et en Turquie.

Ces cinq dernières années, la Chine continentale a été l'élément moteur de l'industrie textile mondiale. Entre 1998/99 et 2002/03, la consommation supplémentaire de coton imputable aux filatures chinoises a compté pour 83 pour cent dans l'augmentation de la consommation au niveau mondial. En 2002/03, l'industrie chinoise a transformé 6,5 millions de tonnes de coton brut soit une augmentation de 2,2 millions de tonnes par rapport à 1998/99. L'industrie textile de la Chine continentale est fortement tributaire des exportations et peut donc être vulnérable face aux problèmes internationaux. Quoi qu'il en soit, la faiblesse des coûts de la main-d'œuvre et les politiques poursuivies par les autorités chinoises ont permis d'améliorer la compétitivité du pays par rapport aux autres pays en développement exportateurs de textiles et, au cours des quatre dernières années, la Chine continentale a augmenté sa part dans les exportations mondiales de textiles et de vêtements. Ce pays, qui a supplanté le Mexique en tant que deuxième source des importations de textiles des États-Unis en 2001, a dépassé le Canada en 2002 pour devenir le premier fournisseur d'articles textiles manufacturés sur le marché des États-Unis.

En Inde – qui vient au deuxième rang des pays transformateurs de coton – la consommation de ce produit par les filatures entre 1990/91 et 1997/98 a progressé à un rythme moyen de 4,3 pour cent par an, soit sept fois plus rapidement que la consommation mondiale. La demande de produits textiles indiens a surtout donné lieu à un très gros volume d'exportations, notamment de fils de coton, qui sont passées de 60 000 tonnes en 1990 à 450 000 tonnes en 1997. Tirant avantage des coûts relativement faibles de la main-d'œuvre, entre 1990/91 et 1997/98, les exportations indiennes de coton vers les autres marchés asiatiques ont progressé plus vite que celles vers les autres destinations. En outre, depuis 1996, les exportations vers les États-Unis, le Canada, le Mexique et les pays de l'Amérique latine font l'objet d'une campagne de promotion. Toutefois, depuis 1998/99, la consommation de coton des filatures indiennes se maintient à 2,9 millions de tonnes car, du fait de la crise financière que l'Asie a connue à la fin des années 90, l'Inde a perdu ses marchés d'exportation en Asie.

Du fait de la progression de ses exportations de fils et de tissus au cours des quatre dernières années, le Pakistan a remplacé les États-Unis d'Amérique au troisième rang des pays transformateurs de coton en 2001. Actuellement, l'industrie textile pakistanaise s'attache à ajouter de la valeur à ses exportations et modernise ses infrastructures dans le but de développer ses exportations de produits manufacturés. La consommation de coton des filatures pakistanaises est passée de 1,3 million de tonnes en 1990/91 à 1,5 million de tonnes en 1998/99, puis à 2,1 millions de tonnes en 2002/03.

Si on exclut la Chine continentale, l'Inde et le Pakistan, entre 1990/91 et 1997/98, la consommation de coton des filatures des pays en développement de l'Asie de l'Est et du Sud a diminué à un rythme annuel moyen de 1,2 pour cent. Les augmentations enregistrées en Indonésie, au Bangladesh, en Malaisie, à Sri Lanka, aux Philippines et au Viet Nam ont été plus que contrebalancées par les baisses dans d'autres pays de la région, en particulier la Chine (Hong Kong et Taiwan) et la République de Corée. L'augmentation des coûts de main-d'œuvre dans les pays où la production de textiles a prospéré au cours des années 80, a entraîné un déplacement de la capacité vers les pays de la région où ces coûts sont plus faibles. En raison des dévaluations provoquées par la crise financière asiatique en 1997, à partir de 1997/98, la consommation de coton des filatures des pays en développement de l'Asie de l'Est et du Sud, à l'exclusion de la Chine continentale, de l'Inde et

du Pakistan, a progressé à un taux moyen de 5,1 pour cent par an, pour atteindre 2,2 millions de tonnes en 2002/03.

En Turquie, de 1990/91 à 1997/98, la consommation de coton des filatures s'est accrue à un taux annuel moyen de 10 pour cent et a atteint 1 million de tonnes. Ce pays a bénéficié du développement rapide des exportations de produits cotonniers en direction de l'ex-URSS et de l'Europe. Toutefois, malgré les fortes dévaluations de la monnaie turque au cours des cinq dernières années et l'ouverture du marché européen consécutive à l'adhésion de ce pays à l'Union douanière de l'Union européenne, la consommation de coton des filatures turques n'a augmenté qu'à un rythme annuel moyen de 2,6 pour cent au cours des cinq dernières années, car les exportations vers l'ex-URSS ont fortement diminué et celles vers l'Union européenne se sont trouvées confrontées à une concurrence accrue de la part de la Chine continentale.

En Amérique latine et aux Caraïbes, entre 1990/91 et 1997/98, la consommation de coton des filatures a progressé à un rythme annuel moyen de 2,8 pour cent. L'essentiel de cette augmentation est imputable au Mexique, les petites augmentations enregistrées dans quelques pays de la région étant annulées par les baisses intervenues dans d'autres pays. Le premier pays transformateur de coton de l'Amérique latine et des Caraïbes est le Brésil, où la consommation des filatures a oscillé entre 720 000 et 830 000 tonnes au cours de la période considérée, en raison d'une réduction de la part du coton dans les fibres utilisées et de l'augmentation des importations de textiles. La part du coton dans la consommation de fibres textiles des filatures de ce pays est tombée de 65 pour cent en 1990 à 59 pour cent en 1997. Le Brésil est devenu un importateur net de produits textiles en 1992 et la situation n'a pas changé depuis. À l'opposé, au Mexique, deuxième pays transformateur de coton de la région, la consommation de ce produit par les filatures a progressé à un taux annuel moyen de 13 pour cent entre 1990/91 et 1997/98. En signant l'Accord de libre-échange nord-américain, qui est entré en vigueur en janvier 1994, le Mexique s'est vu ouvrir les marchés américain et canadien, ce qui lui a permis d'enregistrer le taux d'expansion de l'industrie textile cotonnière le plus rapide du monde au milieu des années 90. La consommation de coton par les filatures d'Amérique latine et des Caraïbes a continué à progresser jusqu'à la fin des années 90, en raison de la reprise enregistrée au Brésil, mais ces trois dernières années, avec la baisse de la consommation des filatures mexicaines due à la concurrence des produits chinois sur les marchés nord-américains, elle est retombée au-dessous des niveaux atteints au milieu des années 90.

Entre 1990/91 et 2002/03, la consommation de coton des filatures africaines s'est contractée de 2,1 pour cent par an en moyenne, pour s'établir à 577 000 tonnes à la fin de cette période. Des baisses ont été enregistrées par les deux plus gros transformateurs de coton du continent, à savoir l'Égypte et le Nigéria, et la consommation des filatures n'a augmenté ni en Afrique du Sud ni au Maroc, deux autres transformateurs importants de ce secteur. Pris ensemble, ces quatre pays comptent pour 65 pour cent dans la consommation des filatures africaines.

Durant les années 90, la consommation de coton des filatures s'est plus fortement concentrée dans les pays transformateurs les plus importants. En 1980/81, les six pays qui sont aujourd'hui les principaux transformateurs, à savoir la Chine continentale, l'Inde, le Pakistan, les États-Unis, la Turquie et le Brésil, comptaient pour 51 pour cent dans la consommation mondiale des filatures. Leur

Durant les années 90, la consommation de coton des filatures s'est plus fortement concentrée dans les pays transformateurs les plus importants. En 1980/81, les six pays qui sont aujourd'hui les principaux transformateurs, à savoir la Chine continentale, l'Inde, le Pakistan, les États-Unis, la Turquie et le Brésil, comptaient pour 51 pour cent dans la consommation mondiale des filatures. Leur

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